Blue Sky Mentality

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Blue Sky Mentality

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Indie + POP2025

artiste: Good Neighbours
date de sortie: 2025-10-03
durée: 38m
genre: 另类音乐 / Musique

/ 10

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résumé

Des titres entraînants et positifs, voici la marque de fabrique de Good Neighbours, dont les concerts sont synonymes de communauté et convivialité. Moins d’un an après la formation du duo, leur titre « Home » est devenu viral sur TikTok début 2024. Depuis, Oli Fox et Scott Verrill surfent sur cette dynamique et se sont attelés à la création de leur premier album, <i>Blue Sky Mentality</i>.

« Dans un monde parfait, nous aurions aimé avoir plus de temps. Après tout, nous sommes un groupe depuis seulement deux ans », explique Fox à Apple Music. « C’était le moins que nous puissions faire pour tous ces nouveaux fans qui ont commencé à nous suivre, rassembler tous nos titres dans un bel album, et le sortir. Et maintenant, on s’attaque au deuxième. »

Le duo, qui s’est rencontré alors qu’il travaillait dans des studios voisins dans l’est de Londres, décrit son processus d’écriture comme étant aussi détendu que ses titres. « On a essayé de se bloquer quelques jours pour écrire, mais ça n’a pas vraiment marché pour nous », raconte Verrill. « Donc on l’a fait un peu à l’arrache. Deux heures par-ci, deux heures par-là, en s’envoyant des notes vocales. C’est ce qui a marché, plutôt que de s’enfermer et de forcer l’inspiration. »

Sous cette façade décontractée qui se reflète dans leur son dynamique, se cachent des thèmes plus difficiles à aborder. Dans « Ripple », ils tendent la main à un proche qui sombre dans le deuil. L’hymne stimulant « Keep It Up » a quant à lui été écrit lors d’une journée particulièrement difficile pour Fox. « Ça rend les épreuves de la vie un peu plus gérables et faciles à aborder », affirme-t-il.

Lisez la suite pendant que le groupe Good Neighbours vous fait découvrir <i>Blue Sky Mentality</i>, titre par titre.

<b>« Keep It Up »</b>
Oli Fox : « Scott était au studio et je suis venu me plaindre d’avoir été renvoyé de mon quatrième job à temps partiel dans un café. J’étais absolument inutile : j’étais incapable de faire un café, et je ne connaissais rien aux grains. Je voulais vraiment faire de la musique, mais je ne trouvais aucun moyen de la rendre financièrement viable. Scott avait ces accords de piano qui tournaient et que vous entendez au début du morceau, alors je les ai emmenés au studio et j’ai commencé à hurler dans le micro. Immédiatement, ça a créé cette ambiance où Scott et moi nous sommes dit : ”Ça pourrait être quelque chose de spécial.” C’était inspirant, mais on savait qu’il y avait aussi un côté grinçant et une part de vérité dans les paroles. »

<b>« Skipping Stones »</b>
Scott Verrill : « On a commencé ce titre ensemble. C’était une occasion pour nous de nous pencher sur la production, de devenir un peu plus électroniques et de nous amuser sur le plan musical. »
OF : « On a grandi en aimant Passion Pit et MGMT, et plus on creuse dans leur répertoire, plus on comprend qu’ils se mettent à nu dans leurs paroles. Je suppose que c’est quelque chose qu’on ne remarque pas forcément quand on est plus jeune. »
SV : « Quand on travaillait sur le projet, on n’était pas déprimés, mais on en avait peut-être un peu marre. On avait du mal à joindre les deux bouts, et puis c’est devenu excitant, positif, et une occasion de faire quelque chose qui nous remontait un peu le moral. »

<b>« Ripple »</b>
OF : « On a commencé ce morceau avant de savoir que Good Neighbours allait devenir un groupe. Mon ami avait beaucoup de mal à parler du décès de son père, qui était comme un deuxième père pour moi. Il disait : ”J’ai l’impression qu’à chaque fois que j’en parle, je te tire vers le bas avec moi.” Pour moi, c’était tout le contraire. Je me souviens lui avoir dit : ”Eh bien, à chaque fois que tu remontes à la surface, viens discuter avec moi.” Cette phrase a fait naître dans ma tête cette image de la façon dont le deuil peut donner l’impression de se sentir submergé, et que personne d’autre ne peut vous comprendre parce qu’ils sont tous restés à la surface. J’ai envoyé la démo à Scott, et il l’a complètement transformée. Et, à la manière de Good Neighbours, il en a fait ce morceau à l’atmosphère optimiste. J’aime vraiment la juxtaposition entre la production et le message. »

<b>« found u/me»</b>
SV : « En réécoutant l’album plusieurs fois, j’ai eu cette impression qu’il était si énergique, indé et pétillant. Alors on a voulu lui donner un côté un peu plus sincère et organique. C’est la dernière chanson qu’on a écrite pour l’album, et elle est venue très vite. On est assez à l’aise avec une chanson d’amour quand ça sonne juste, et c’était le cas. »
OF : « Oui, on est assez impudiques. C’est normal d’être amoureux, les gars. »

<b>« Walk Walk Walk »</b>
OF : « On a eu la chance de travailler avec Justin Tranter, qui a écrit des textes formidables [pour Britney Spears, Gwen Stefani et Justin Bieber] depuis les années 2010. En tant qu’auteurs-compositeurs en herbe, c’est un rêve de collaborer avec quelqu’un comme ça. Justin était génial, et on voulait recréer ce son de fête universitaire des années 2000, en s’inspirant des vidéos de Yeasayer, MGMT et The Go! Team. On a toujours rêvé d’avoir une mélodie de synthétiseur planante, mais il fallait l’équilibrer avec une chanson pop solide par-dessus. Justin a fait ressortir tout ça en nous. Travailler avec lui, c’était un peu comme retourner à l’école, mais on a appris tellement de choses en une seule journée. Cette chanson est tout simplement géniale à jouer en live. »

<b>« Kids Can’t Sleep »</b>
SV : « On a écrit ce morceau à Los Angeles. C’était une période étrange, parce qu’on est arrivés le jour des incendies [début 2025]. On a donc atterri en plein chaos. La chanson est née du fait de se cacher des flammes et du sentiment un peu bizarre qu’on ressentait face à tout ce qui se passait. »
OF : « J’avais vu en ligne des tas de gens qui essayaient de s’exprimer sur leur santé mentale, et des personnes plus âgées disaient : “Oh, cette génération est trop fragile.” J’étais fou de rage à ce moment-là. Puis on est arrivés à Los Angeles et le monde était littéralement en flammes. Donc c’est de ça dont on parle dans le refrain. C’est un cri du cœur dans lequel on espère un retour à la normale. »

<b>« Home »</b>
OF : « ”Home” a été écrit à l’époque où j’ai perdu le père de mon ami. Je suis rentré à Londres un jour plus tôt, et j’ai vu ma petite amie de l’époque. Je l’ai serrée dans mes bras devant la gare, et tout mon corps s’est détendu pour la première fois en trois jours. Je me suis dit : ”Oh, peut-être que la maison peut aussi être une personne, comme un pote, ou ton meilleur ami.” Ça a été une révélation pour moi. Le lendemain, Scott et moi nous sommes retrouvés au studio et tout est sorti naturellement. Il y avait évidemment quelque chose qui devait être dit. »
SV : « On n’avait jamais imaginé qu’une de nos chansons deviendrait virale, ça nous a pris au dépourvu. C’était fou : la seule raison pour laquelle on l’a mise en ligne, c’est parce qu’un de nos amis nous a persuadés d’utiliser TikTok. Nous n’avions rien prévu, c’était un accident. »

<b>« Small Town »</b>
SV : « C’est plus une chanson pittoresque pour nous, elle peint une ambiance plutôt qu’une histoire précise. Je dirais que ça ressemble à la scène d’ouverture d’un film sur le passage à l’âge adulte. »
OF : « Il y a une personne que je n’ai jamais oubliée. J’étais encore très jeune au moment de la rupture, je venais de déménager à Londres. Ce titre parle de reconnaître que c’était peut-être toi le problème dans la relation. Et de s’en rendre compte quatre ans trop tard. Je pense que lorsque vous vivez votre premier vrai chagrin d’amour, Londres devient soudainement le plus petit village du monde et tout le monde est au courant. Il s’agissait donc d’établir un parallèle entre la petite ville d’où je viens et la façon dont Londres peut rétrécir lorsque quelque chose tourne mal. »

<b>« Starry Eyed »</b>
OF : « On a écrit ce morceau en tournée avec Foster the People, alors que notre album était déjà terminé à 70 % et qu’on avait l’impression d’avoir beaucoup de titres énergiques. Ensuite, on a travaillé avec Joe Janiak [auteur et producteur pour Lewis Capaldi, Ellie Goulding et Sigrid], qui est plus un ami qu’un collaborateur. J’avais déjà traîné avec lui à Los Angeles, et il avait ce banjo bizarre qui avait été réaccordé avec des cordes en nylon. C’est l’instrument qu’on entend tout au long du morceau. Scott a joué les trois premiers accords et on a écrit toute la mélodie. Je me suis dit : ”Pour une fois, plutôt que de simplement superposer les éléments, gardons tout ça aussi dépouillé que possible et racontons simplement une histoire d’amour amusante.” Les gens ont beaucoup aimé “Starry Eyed” parce que c’est tellement différent du reste de nos morceaux. »

<b>« People Need People »</b>
OF : « ”People Need People” a toujours bien marché en live, alors ça nous a semblé une bonne idée de l’inclure sur l’album. Elle donne le ton de <i>Blue Sky Mentality</i>. On avait la démo et on n’en avait rien fait, mais, quand on a décidé de faire un album, on l’a revisitée. »
SV : « Je me souviens que, quand on a composé le refrain, on s’est dit : “Oh, on dirait une chanson de FIFA [le jeu vidéo].” Et puis l’autre jour, on a découvert qu’elle était sur <i>FIFA</i> [<i>FC 26</i>] et on a trouvé ça génial. C’est le deuxième de nos morceaux qui se retrouve dans le jeu [après ”Daisies”]. L’équipe nous a rappelés, ce qui, d’après ce qu’on nous a dit, est très rare. »

<b>« Left Hand Man »</b>
SV : « On a commencé à travailler sur ce titre lors d’un voyage d’écriture aux Cornouailles. C’était un brouillon qui est devenu une chanson amusante. Pour nous, c’est presque un interlude. C'est une chanson qui permet à l’album de faire une pause, plutôt que d’avoir une tonne de sons puissants qui vous frappent en plein visage. »
OF : « Évidemment, faire une grande chanson est la chose la plus amusante à faire, mais quand vous les mettez toutes ensemble sur un album, vous vous dites : ”Oh non, ça risque d’être une surcharge sensorielle”. C’était donc amusant d’écrire des moments plus légers pour ramener les gens sur terre. »

<b>« Suburbs »</b>
SV : « On vient tous les deux de la banlieue [Fox vient d’Essex et Verrill de la périphérie de Croydon, au sud de Londres], et je pense que c’est une drôle de sensation d’être de l’extérieur, avec toutes ces scènes musicales et artistiques à Londres dont on ne fait pas vraiment partie. On grandit en voulant juste y accéder et, même maintenant qu’on est dans ces cercles, ça nous rend encore plus reconnaissant envers nos origines. »
OF : « J’ai vécu dans une région assez rurale et il était difficile de grandir en voulant poursuivre ses rêves. La plupart des gens là-bas ont des emplois stables, donc on ne rencontre pas beaucoup de gens qui se disent : ”Je veux aller chanter et danser sur une scène.” C’est agréable de revenir et d’avoir l’impression d’avoir prouvé que la plus jeune version de moi avait tort. »

<b>« Wonderful Life »</b>
OF : « Nous travaillions sur ce titre la semaine où ”Home” est devenu viral. Tout l’album tourne autour de l’idée que la vie sera une aventure mouvementée, mais qu’au bout du compte, on est incroyablement chanceux d’être ici. À l’époque, j’avais vu Brian Cox [le physicien] parler de la façon dont nous sommes tous techniquement faits de poussière d’étoile. Il disait : “C’est tellement ridicule. Que pourriez-vous vouloir de plus ?“ Alors oui, quand vous ratez votre bus ou quand vous vous faites virer de votre travail, ça craint. Mais si vous prenez du recul, cela n’a absolument aucune importance, vous avez juste tellement de chance d’être ici en premier lieu. C’était un cri lancé à moi-même, et aussi à tous nos proches qui traversaient des moments difficiles, parce que ce sont des gens formidables. »

<b>« The Buzz »</b>
OF : « Je pense qu’on s’est un peu impressionnés nous-mêmes en faisant “The Buzz”, parce qu’on avait toujours fait de très gros titres éclatants, et celui-là donnait plutôt l’impression de dire : “Oh, en fait, on est des auteurs-compositeurs plutôt bons, capables d’écrire de bonnes chansons.“ C’était agréable de ne pas tout noyer sous la production. »
SV : « Quand le moment est venu de choisir le dernier morceau de l’album, on hésitait entre “found u/me“ et “The Buzz“. Sur les albums de nos groupes préférés, il y a toujours eu une ballade, et on avait l’impression de ne jamais avoir vraiment réussi à en faire avant, alors on voulait s’y attaquer. On a tous les deux un faible pour cette chanson. »

Pistes

Keep It Up
Skipping Stones
Ripple
found u/me
Walk Walk Walk
Kids Can't Sleep
Home
Small Town
Starry Eyed
People Need People
Left Hand Man
Suburbs
Wonderful Life
The Buzz

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