I quit

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2026 Indie pop

artiste: HAIM
date de sortie: 2025-06-20
durée: 52m
genre: 另类音乐 / Musique

/ 10

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résumé

Même si HAIM a baptisé son quatrième album studio (le premier depuis <i>Women in Music, Pt. III</i>, sorti en 2021) <i>I quit</i>, le trio de sœurs n’est pas du genre à laisser tomber. « Dans des circonstances normales, arrêter quelque chose peut être considéré comme baisser les bras », explique Este Haim, bassiste et chanteuse, à Apple Music. « On considère plutôt cela comme un nouveau départ, comme miser sur nous-mêmes. On laisse de côté les choses qui ne nous servent plus. »

Le successeur de leur album nommé aux GRAMMY® Awards tire son nom d’une scène du film <i>That Thing You Do! </i>(1996), dans lequel le leader du groupe annonce son départ en claquant des doigts, sur les mots « I quit » [« J’arrête »], un geste que les musiciennes reprennent souvent entre elles, comme une blague complice. « Un jour, on faisait des essais micro, et l’une d’entre nous a fait cette blague », ajoute Este. « Et on s’est dit : ”Attendez, pourquoi est-ce qu’on n’appellerait pas l’album comme ça ? Vas-y, dis-le encore une fois ? On le fait ?” Et c’est devenu une évidence. »

Produit par Rostam et la chanteuse et guitariste Danielle Haim, le dernier album du groupe règle ses comptes avec des personnes de leur vie qui leur ont apparemment fait du tort. Et avec des pochettes de singles inspirées de photos de paparazzi (la plus célèbre étant celle de « Relationships », une version de la célèbre photo de Nicole Kidman après son divorce), les Haim ne parlent pas seulement de leurs mésaventures romantiques, mais aussi de la notoriété et de l’industrie dans son ensemble. Ainsi, le morceau d’ouverture « Gone » reprend le tube de George Michael « Freedom! ’90 », qui donne le ton du message de l’album : se libérer de tout ce qui a pu les retenir. « I’ll do whatever I want/l’ll see who I wanna see/l’ll fuck off whenever I want/I’ll be whatever | need » [« Je ferai ce que je veux, je verrai qui je veux, je me casserai quand je veux, je serai ce que je dois être »], clame Danielle.

Leurs titres vont du groovy (« Down to be wrong ») au nostalgique (« Take me back »), du rêveur (« Lucky stars ») au bluesy (« Blood on the street »). « All over me » semble tout droit sorti d’une comédie romantique des années 1990, et « The farm » dégage une atmosphère à la Sheryl Crow. Le contemplatif « Everybody’s trying to figure me out » (coécrit par Justin Vernon de Bon Iver) offre également une réflexion sur l’acceptation de soi : « Everybody’s got their own decisions, and I know that l’ve got mine/And I’ll be fine » [« Tout le monde prend ses propres décisions, et je sais que je prends les miennes/Et que je vais aller bien »].

Les sœurs rockeuses voient surtout leur nouvel album comme un projet taillé pour la scène, et c’est un aspect essentiel de leur manière de créer leur musique, selon Este : « On pense toujours à nos performances live quand on écrit des chansons, parce que c’est vraiment là que se trouve notre cœur : sur scène. »

<b>« Gone »</b>
Alana Haim : « ”Gone” est le dernier titre que nous avons écrit pour cet album. On écoutait l’album et on avait l’impression qu’il nous fallait vraiment une introduction à l’univers de <i>I quit</i>. Avant que Gone ne soit écrit, on avait l’impression qu’il fallait cette inspiration, ce ”Ok, l’album commence maintenant”. On a commencé avec cette ligne de guitare, je crois que c’est celle de Danielle, et c’est un peu venu tout seul. Je pense que tous les auteurs-compositeurs diraient la même chose : il y a parfois une muse, presque spirituelle, qui entre dans ta tête. Et cette muse, on l’adore. On prie pour qu’elle nous choisisse, qu’elle nous laisse devenir un simple canal. Mais là, on restait un peu bloquées sur une seule note, et tout à coup, Danielle a lancé : ”Puis-je avoir votre attention, s’il vous plaît ?” Et là, on s’est dit : ”Ok, ça y est, on commence.” »

<b>« All over me »</b>
AH : « Peut-être que d’autres personnes sont très ouvertes avec leurs frères et sœurs. Nous, pas du tout ! Je ne veux pas savoir ce qu’elles font ! Mais quand on a composé ”All over me”, on était dans une période où on était toutes célibataires et on vivait toutes des expériences très différentes, mais avec plus ou moins le même point de vue : on avait toutes ces aventures d’un soir un peu dingues à raconter. ”All over me” a vu le jour cette période. »

<b>« Relationships »</b>
Danielle Haim : « Cette chanson a été l’une des plus dures à terminer. À vrai dire, il y en a toujours une comme ça sur chaque album. C’est toujours notre préférée. ”The Wire” a été très difficile à finaliser, ”Want You Back” aussi, et ”The Steps”, encore plus. Celle-ci est dans la même lignée. Elle est passée par plein de versions différentes, mais c’est l’une de mes chansons préférées. »

<b>« Down to be wrong »</b>
DH : « On savait qu’on écrivait des chansons en studio avec Rostam et il nous encourageait toujours à explorer de nouvelles sonorités. On se disait : ”Ouais, on fait un album”, mais ce n’est que lorsqu’on a écrit cette chanson qu’on s’est dit : ”Ok, wow, celle-là, on la tient vraiment.” C’était celle où on s’est dit : ”Je pense qu’on a une super chanson, là”. Et quand on a trouvé ce refrain, je pense que ça a débloqué quelque chose en nous. »
AH : « Quand on a écrit ce refrain où on hurle, on s’imaginait déjà le jouer en live, hurler avec tout le monde et se libérer d’un poids. C’était une journée vraiment cathartique au studio. »

<b>« Take me back »</b>
DH : « Notre ami Tobias Jesso Jr. était dans le coin quand on travaillait sur ce titre en studio. Honnêtement, on n’avait pas prévu d’écrire quoi que ce soit ; on voulait juste lui montrer comment on avançait. Il est de Vancouver, et on a commencé à parler du lycée, et sur ce qu’on faisait au lycée. »
Este Haim : « Nous sommes toutes les trois allées au même lycée, donc on n’a pas vraiment de perspective sur ce que c’était d’aller à l’école ailleurs. »
AH : « Ce jour-là était rempli de joie et de ce sentiment nostalgique de se remémorer une époque amusante. »

<b>« Love you right »</b>
DH : « C’était l’une des premières chansons que nous avons écrites. ”Love you right” est née d’un rythme de batterie. J’ai l’impression qu’on avait besoin d’avoir cette batterie un peu sombre, vraiment dans le rythme, avec un son ample. J’avais toute cette vision en tête. »
AH : « On est extrêmement inspirées par la batterie. Beaucoup de ces chansons sont nées de Danielle qui créait des sons à la batterie. »

<b>« The farm »</b>
AH : « C’était une journée sombre en studio. Quand on a fait cet album, on était toutes extrêmement heureuses d’être célibataires. Mais il y a aussi ces moments où tu dois faire preuve d’introspection, où tu es chez toi, seul, et tu réalises que tu es un être humain avec des émotions, et tu regardes autour de toi, dans cette maison où il n’y a aucun bruit. On est juste assis en silence et on réalise qu’on est seul. ”The farm” est ce genre de chanson où on réfléchit à ce moment de solitude. Apprendre à se sentir bien quand on est seul est une des leçons les plus importantes de la vie. »

<b>« Lucky stars »</b>
DH : « C’est une chanson très optimiste. Il y a eu des moments vraiment incroyables au cours de ces dernières années où on a rencontré de nouvelles personnes. Il y en a qui sont entrées pleinement dans nos vies, peut-être pas pour très longtemps, mais c’était vraiment tellement amusant et inspirant. C’était juste comme se dire : “attends, cette personne est incroyable.” Ça parle de se montrer tel que l’on est, puis de se demander pourquoi certaines personnes entrent dans ta vie, d’en être très reconnaissant, mais aussi de se dire un peu : “Waouh, je suis tellement heureux d’avoir rencontré cette personne.” Est-ce que c’est écrit dans les étoiles, ou est-ce que ça arrive simplement comme ça ? »

<b>« Million years »</b>
AH : « Dire : ”Je te porterai sur mon dos même si ça prend un million d’années”, pour moi, c’est un peu une ode à mes sœurs. Chaque fois que je me sens mal, je me dis que j’ai tellement de chance d’être née avec mes deux meilleures amies. Dans [mes] moments de faiblesse, je peux appeler mes sœurs et elles savent exactement quoi dire. C’est une ode à toutes les personnes dans votre vie que vous aurez pour toujours, qui vous soutiennent. »

<b>« Everybody’s trying to figure me out »</b>
DH : « Cette chanson est vraiment dans mon cœur. C’est probablement ma préférée de l’album. Elle est née après une petite crise de panique à la fin d’une tournée. Je me souviens juste de m’être assise et d’avoir écrit : ”Everybody’s trying to figure me out and that’s all right” [”Tout le monde essaie de me comprendre et ça ne me dérange pas”], ce qui, je pense, à l’époque, m’a fait m’éloigner d’un tas de gens et ça m’avait vraiment pris la tête. J’ai utilisé toute la chanson un peu comme un mantra, pour me rappeler que ça va aller. Tu as l’impression que tu vas mourir, mais en fait, non, tu ne vas pas mourir. Quand j’ai un moment de panique, c’est un mantra qui m’aide vraiment. »

<b>« Try to feel my pain »</b>
DH : « C’est un peu comme tendre un miroir — à soi-même, mais aussi à son partenaire — et réaliser que, parfois, on peut se sentir un peu engourdi dans une relation. C’est une manière de tout poser à plat, de regarder les choses en face. »

<b>« Spinning »</b>
AH : « La première chanson dont j’ai été la chanteuse principale, c’était tellement intimidant ! Je venais tout juste de rencontrer quelqu’un, et j’étais complètement obsédée par ces quatre premiers jours tout doux et intenses. Tu reçois des appels, tu vois son nom s’afficher, et tu as des papillons dans le ventre, tous ces moments tout doux du début. Je me jette à corps perdu dans chaque relation, je fonce sans la moindre prudence. L’homme dont parle la chanson n’en a aucune idée. Et dans l’ensemble, il n’a été qu’un détail insignifiant dans ma vie, mais à ce moment-là, c’était génial. J’aimerais pouvoir mettre ce sentiment en bouteille… Maintenant, c’est cette chanson qui le fait pour moi. »

<b>« Cry »</b>
EH : « C’est la première chanson dont j’ai été la chanteuse principale – comme Alana l’a dit, super intimidant. Je me considère d’abord comme une bassiste et peut-être comme une chanteuse après ça. Quand on est arrivées en studio [ce jour-là], je pleurais, ce qui n’est pas rare. J’ai tendance à ressentir les choses, peut-être pas plus profondément que la plupart des gens, mais je suis une meuf vraiment sensible. J’ai été avec quelqu’un pendant presque cinq ans et on s’est séparés à l’amiable, mais même quand ça se termine bien, on pleure quand même la perte de quelque chose, presque comme perdre un meilleur ami qui disparaît tout d’un coup. J’en parlais en studio, j’ai dit son nom, et j’ai tout de suite fondu en larmes. Je ne me souviens plus laquelle de mes sœurs est intervenue, c’était peut-être même Rostam, mais quelqu’un a dit : ”On devrait probablement en parler avec de la musique. Profitons de ce sentiment tant qu’il est frais.” J’avais refoulé beaucoup de ce que je ressentais afin de survivre. J’espère que je serai capable de m’en sortir en tournée. Rien qu’en l’écoutant au studio, j’ai commencé à pleurer. Alors j’espère réussir à me contrôler d’ici là… sinon, il va falloir envisager une opération pour bloquer mes glandes lacrymales ! »

<b>« Blood on the street »</b>
AH : « Sur notre premier album, on avait ”The Wire”. Sur notre troisième album, on avait ”Hallelujah”. Donc je pense que pour ”Blood on the street”, on voulait vraiment une chanson où chacune chante un couplet. Mes sœurs et moi avons grandi en jouant ensemble. Je dirais qu’on était dans un état d’esprit assez particulier quand on a écrit cette chanson, mais c’était vraiment ce sentiment de, pour être honnête : “Va te faire voir pour ce que tu m’as fait.” On a vraiment laissé exploser toute notre rage. Et en live, c’est devenu une énorme décharge émotionnelle, c’est le morceau qui libère le plus. »

<b>« Now it’s time »</b>
AH : « On était à la recherche d’idées à ce moment-là. Évidemment, on adore U2, on a repris leur riff de guitare de “Numb”. C’était un échange, en quelque sorte : U2 a un morceau sur <i>Songs of Experience</i>, ”Lights of Home”, où ils ont repris un riff de guitare que Danielle avait composé pour ”My Song 5”. Cet album, c’est vraiment un beau voyage d’exploration personnelle pour nous. Apprendre à se sentir bien dans sa peau, à être en paix avec soi-même. Dans cette chanson, on est debout, ancrées, avec nos six pieds sur terre, et on se dit : “On vient de vous livrer toutes les émotions qu’on a traversées dans ce chapitre de nos vies, et maintenant, on est de l’autre côté, on se sent complètes.” C’est la fin de ce chapitre, on peut refermer le livre, le poser sur l’étagère, et juste dire : “I quit”. »

Pistes

Gone
All over me
Relationships
Down to be wrong
Take me back
Love you right
The farm
Lucky stars
Million years
Everybody's trying to figure me out
Try to feel my pain
Spinning
Cry
Blood on the street
Now it's time

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