LES OPÉRATIONS D’INFLUENCE CHINOISES

Douban
LES OPÉRATIONS D’INFLUENCE CHINOISES

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ISBN: 9782111554931
author: Paul CHARON / Jean-Baptiste JEANGÈNE VILMER
publishing house: Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM)
publication date: 2021 -9
price: EUR 55.00
number of pages: 641

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Un moment machiavélien

Paul CHARON / Jean-Baptiste JEANGÈNE VILMER   

Overview

Pendant longtemps, on a pu dire que la Chine, contrairement à la Russie, cherchait
davantage à être aimée que crainte ; qu’elle voulait séduire, projeter une image
positive d’elle-même dans le monde, susciter l’admiration. Pékin n’a pas renoncé à
séduire, à son attractivité et à son ambition de façonner les normes internationales,
et il reste essentiel pour le Parti communiste de ne pas « perdre la face ». Mais,
en même temps, Pékin assume de plus en plus d’infiltrer et de contraindre : ses
opérations d’influence se sont considérablement durcies ces dernières années et
ses méthodes ressemblent de plus en plus à celles employées par Moscou. C’est
un « moment machiavélien » au sens où le Parti-État semble désormais estimer
que, comme l’écrivait Machiavel dans Le Prince, « il est plus sûr d’être craint
que d’être aimé ». Ce qui correspond à une « russianisation » des opérations
d’influence chinoises.
Ce rapport s’intéresse à cette évolution, avec l’ambition de couvrir tout le spectre
de l’influence, de la plus bénigne (diplomatie publique) à la plus maligne, c’est-àdire
l’ingérence (activités clandestines). Pour ce faire, il procède en quatre parties,
présentant successivement les principaux concepts ; les acteurs mettant en oeuvre
ces opérations, notamment la base 311 de l’Armée populaire de libération ; les
actions conduites par Pékin à l’égard des diasporas, des médias, de la diplomatie,
de l’économie, de la politique, de l’éducation, des think tanks et en termes de
manipulations de l’information, entre autres leviers ; et enfin quelques études
de cas (Taïwan, Singapour, Suède, Canada, et les opérations ayant visé les
manifestants hongkongais en 2019 ou cherché à faire croire à l’origine américaine
de la Covid-19 en 2020). La conclusion revient sur cette « russianisation », qui a
trois composantes : Pékin s’inspire de Moscou dans plusieurs registres, il subsiste
évidemment des différences entre les deux, et il existe aussi un certain degré
de coopération. Pour finir, le rapport évalue l’efficacité de cette nouvelle posture
chinoise qui peut s’enorgueillir de certains succès tactiques, mais constitue un
échec stratégique.

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