Vladislav Galard — Actor (4)

Movie

Les Espions du Général (2020)
Les Espions du Général IMDb TMDB
C’est un épisode héroïque et méconnu de la Seconde Guerre mondiale. Hiver 43 : De Gaulle envoie secrètement ses deux maîtres espions dans Paris occupé. Il confie au colonel Passy et à Pierre Brossolette, numéro 1 et 2 du BCRA, ancêtre de la DGSE, la mission cruciale d’unifier les réseaux de résistants de la zone Nord. Farouches et endurcis par trois années d’occupation, les soldats de l’ombre seront placés sous l’autorité du Général. Cette mission, historique, est militaire : il faut préparer le Débarquement. Mais elle est aussi politique : De Gaulle doit prouver sa légitimité de chef de la Résistance auprès de Churchill et Roosevelt. « Les Espions du général » est une plongée inédite dans le Paris de l’Occupation.

Performance

卡拉马佐夫兄弟
Les Frères Karamazov Douban
Fédor Dostoïevski / Sylvain Creuzevault genre: theater
other title: Les Frères Karamazov theater: Odéon - Théâtre de l'Europe director: Sylvain Creuzevault actor: Nicolas Bouchaud / Sylvain Creuzevault / Servane Ducorps / Vladislav Galard / Arthur Igual …
Les Frères Karamazov est un monstre. Comme pour Les Démons (mis en scène aux Ateliers Berthier à l’automne 2018), et après Le Grand Inquisiteur (créé à l’Odéon 6e à l’automne 2020), Sylvain Creuzevault taille dans ses 1300 pages les éléments d’une lecture inspirée de Heiner Müller et Jean Genet, selon qui l’ultime roman de Dostoïevski est avant tout “une farce, une bouffonnerie énorme et mesquine”. Cet humour farcesque, déjà perceptible dans Les Démons, devient ici littéralement ravageur. “Qui crée veut la destruction”, disait Müller : Creuzevault retrouve partout dans le roman ce mouvement paradoxal d’une écriture qui ne cesse de raturer ce qu’elle affirme. Ainsi, après avoir annoncé le roman de formation d’un jeune saint en devenir, voilà que le narrateur se met à raconter l’histoire d’un crime fascinant. Lequel de ses fils a-t-il tué l’ignoble Fiodor Karamazov : Dimitri le sensuel, le coupable idéal, rival de son père en amour ? Ivan l’intellectuel, tourmenté par la question du mal radical, n’y est-il vraiment pour rien ? Et Aliocha le vertueux, le naïf, n’aurait-il pas lui-même joué un rôle dans cette affaire, ne serait-ce que celui d’être resté aveugle ? L’enquête trouble les certitudes, subvertit les causalités. Les actes, les motifs, les caractères s’ouvrent à toutes les contradictions. Le procès de Dimitri exhibe les ficelles de ce qu’on appelle “justice”. Le cadavre d’un homme de Dieu, au lieu de dégager une odeur de sainteté, se met à puer. Dans ce “jeu de massacre”, note Genet, tandis que se défont la dignité, le sérieux tragiques, “il ne reste que de la charpie. L’allégresse commence”...